La connaissance de soi au service du vivre-ensemble

Nous pensons du matin au soir. Nous nous souvenons, nous comparons, nous jugeons, presque toujours sans le voir. C’est dans ce mouvement que naissent les préjugés, les malentendus et les divisions.

Penser Ensemble en fait un objet d’étude : comprendre comment fonctionne la pensée, pour comprendre comment nous vivons ensemble.

Se connaître en comprenant sa pensée

Nous pensons tous de la même manière, mais pas les mêmes choses. Les mécanismes de la pensée sont les mêmes chez tout le monde : se souvenir, imaginer, comparer, juger, croire. Seul le contenu change, selon notre histoire, notre culture, notre éducation. Ce qui nous divise, c’est le contenu. Ce qui nous rassemble, c’est le fonctionnement.

Se connaître, c’est voir comment on pense : d’où vient une opinion, ce qui déclenche une réaction, ce qu’on tient pour vrai sans l’avoir vérifié.

Notre expérience nous permet de comprendre le monde. Elle nous fait aussi croire que nous savons, là où nous ne faisons que supposer. Distinguer savoir et croire est le cœur de notre travail.

Nous ne transmettons pas de doctrine : chacun observe sa pensée et en tire ses propres constats.

Le dialogue, notre méthode

En classe comme en conférence, nous ne donnons pas les réponses. Nous les cherchons avec le groupe.

Une question de fond

« Qu’est-ce que penser ? » « D’où viennent les pensées ? » « Peut-on penser à quelque chose qu’on n’a jamais vu ? » Le groupe avance ses premières réponses.

L’épreuve des faits

Chaque réponse est confrontée à des exemples concrets. Le groupe compare, précise ses mots et écarte ce qui ne résiste pas à l’examen.

Des conclusions trouvées, pas transmises

L’animateur questionne et relance. Il ne souffle jamais la réponse : ce que le groupe découvre, il le découvre par lui-même. Le silence et l’hésitation ont leur place, et une question peut rester ouverte.

Ce n’est ni une thérapie, ni un cours magistral, ni un débat à gagner.

Une question de société

Nos idées sont façonnées par la famille, l’école, la culture et les groupes auxquels nous appartenons. Les divisions entre groupes reposent sur des images toutes faites de l’autre, transmises et répétées.

Comprendre comment ces images se forment en nous, c’est s’attaquer aux divisions à leur racine. C’est notre contribution à la cohésion sociale. Mais une injustice ne s’explique pas seulement par la pensée : il faut aussi en regarder les faits et les conditions sociales.

Deux terrains d’action

Les conférences réunissent des publics variés autour d’un intervenant invité, qui présente son travail, sa recherche ou son expérience, puis dialogue avec la salle.

Voir les conférences

Les ateliers en école réunissent une classe et son ou sa titulaire autour de questions de fond sur la pensée, le comportement et les relations, cherchées ensemble sur un cycle de six séances.

Voir les ateliers en école

Pour aller plus loin : Pourquoi parler de la pensée ?